Suite à cette rencontre commence l'aventure Raggasonic. Le duo place ses singles parmi les meilleures ventes (Bleu, Blanc, Rouge, Faut pas me prendre pour un âne, J'entends parler du Sida). Raggasonic se révèle tout aussi efficace sur scène, backé par le Ruff Cut Band. Deux albums et un best of sorti en 2004 constituent la discographie du groupe. Chaque album s'est vendu à plus de 200 000 exemplaires. Les relations se détériorent avec Big Red et leurs chemins s'éloignent de plus en plus. Daddy Mory reconnaît que 1999 a été une triste année. Il fait 4 mois de prison aux Antilles pour possession de Marijuana. Il met cette détention à profit et écrit quelques textes. Lorsqu'il sort, il découvre l'album solo de Big Red, "Big Redemption". De là, Daddy Mory se plonge, de son côté, dans un dancehall sans concession. Il cite volontiers Sizzla et Capleton comme références. Il repart dans l'underground, en sound systems. Entre temps, la vie lui donne un enfant.
Daddy Mory signe en 2000 chez BMG mais son premier album ne sort qu'en 2003 : "Ma voix résonne". C'est le grand retour de Daddy Mory, après 6 ans d'absence. Il crée son label "Atomik Dogz" et produit lui-même cet album où l'on trouve des featurings de Busta Flex et du Saïan Supa Crew. Daddy Mory se veut Rastaman et fait de la musique pour Jah et pour le peuple. Résolument attaché à ses racines, il évoque souvent l'Indépendance des Antilles. Ses thèmes sont choisis parmi ceux du répertoire du reggae music comme les préoccupations rastas, le combat incessant contre Babylone, les racines africaines. Mais il est aussi capable de textes plus légers écrits exclusivement pour les dancefloors. En 2004, il pose un duo avec Soumia mélangeant son dancehall au R'n'B de la chanteuse. Depuis 2000, il est très présent sur les compilations dancehall (Dis l'heure2ragga, Kisdés) et les one riddim comme l'Axxxia ou le Savage. Son premier DVD, "Burning Zone" (High Level) sort au début de l'année 2005. Un prochain album est attendu pour 2006.

